LE CONTRAT DE LOCATION
Le contrat de location doit être établi par écrit entre le propriétaire et le locataire (article 3 de la loi du 6 juillet 1989). Les frais d’établissement du bail sont partagés entre locataire et propriétaire, lorsqu’il est établi par un notaire ou un agent immobilier. Par contre, les éventuels frais de timbre et d’enregistrement du bail sont supportés par le locataire.
A) Le contenu du contrat de location
Le contrat de location doit préciser :
le nom ou la dénomination du bailleur et son domicile ou son siège social, ainsi que, le cas échéant, ceux de son mandataire,
la date de prise d’effet,
la durée initiale du contrat (article 10 de la loi du 6 juillet 1989)
la description des locaux et des annexes (garage, parking, cave, cour,...).
leur destination, c’est à dire l’usage qui devra en être fait (usage d’habitation, usage professionnel et d’habitation).
la désignation des locaux et équipements d’usage privatif dont le locataire à la jouissance exclusive (ex : piscine, cuve à mazout...) et le cas échéant, l’énumération des parties, équipements et accessoires de l’immeuble qui font l’objet d’un usage commun.
le montant du loyer, ses modalités de paiement ainsi que ses règles de révision éventuelle,
Le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu (article 22 de la loi du 6 juillet 1989).
Le cas d’un logement HLM :
Les logements HLM sont soumis à la Loi du 6 juillet 1989, à l'exception de quelques mesures qui ne s'appliquent pas : les baux des HLM sont à durée indéterminée. Les locataires bénéficient d’un droit au maintien dans les lieux, sous réserve de respecter les conditions du contrat de location (paiement du loyer, conditions d'occupation du logement...). Le loyer HLM, fixé par le conseil d'administration de l'organisme, doit rester inférieur à la limite maximale figurant dans la convention passée entre l'Etat et l'organisme.
La durée du contrat varie selon la nature du bailleur :
Si le bailleur est une personne physique ou une société civile familiale, il doit proposer un contrat de location d’une durée minimale de 3 ans. Sous certaines conditions le bailleur peut proposer un contrat d’une durée inférieure à 3 ans, mais d’au moins un an (article 11 de la loi du 6 juillet 1989). Pour proposer un contrat d’une durée d’un an, il faut qu’un événement précis justifie que le bailleur ait à reprendre le logement pour des raisons professionnelles ou familiales.
Ex : 1/ le bailleur doit prendre sa retraite dans 18 mois et habiter le logement.
2/ le propriétaire est muté temporairement sur un lieu de travail éloigné.
3/ le bailleur loue le logement en attendant la mariage, un an au plus tard, de l’un de ses enfants, et le jeune couple occupera le logement.
Le propriétaire doit confirmer, deux mois avant le terme du contrat, la réalisation de l’événement. Dans le même délai, il peut proposer le report du terme du contrat si la réalisation de l’événement est différé.
Lorsque l’événement s’est produit et est confirmé, le locataire est déchu de plein droit de tout titre d’occupation du local au terme prévu dans le contrat.
Lorsque l’événement ne s’est pas produit ou n’est pas confirmé, le contrat de location est réputé être de 3 ans.
Si le bailleur est une personne morale (ex : banque, compagnie d’assurance, société d’investissement), le contrat de location est de minimum 6 ans.
A noter que les durées de 3 ans minimum et 6 ans minimum s’appliquent même en cas de bail verbal (arrêt de la cour d’appel de Paris du 5 juillet 1995).
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Le montant du loyer
Le loyer est fixé librement par le propriétaire (article 17 a de la loi du 6 juillet 1989), soit lors de la première location du logement, soit à l’occasion de la relocation d’un « logement vacant », c’est à dire un logement libre dont ce n’est pas la première location.
Les modalités de paiement
En outre, bailleur et locataire sont libres de fixer d’un commun accord dans le bail les modalités de paiement du loyer : lieu et mode de paiement (chèque...), périodicité (mensuelle, trimestrielle). Ils peuvent aussi arrêter que le loyer est payable d’avance ou à terme échu. Le plus souvent, le loyer est payable par chèque, mensuellement et d’avance.
La révision du loyer
Le contrat de location doit être pourvu d’une clause expresse de révision. Un bail verbal rend donc impossible l’indexation du loyer (article 17e de la loi du 6 juillet 1989).
La révision ne peut être faite qu’une seule fois par an, à la date convenue entre le propriétaire et le locataire, ou, à défaut, au terme de chaque année du contrat.
L’augmentation du loyer qui en résulte ne peut excéder la variation de la moyenne, sur 4 trimestres, de l’indice du coût de la construction établie par l’INSEE et publiée au Journal Officiel. A défaut de clause contractuelle fixant la date de référence de l’indice INSEE, la moyenne de référence est la dernière publiée au Journal Officiel à la date de signature du contrat de location.
Ex: Un contrat de location a été signé le 1er janvier 2001. Le loyer mensuel initial est de 380 €. Le contrat prévoit que le loyer est révisable tous les ans, au 1er janvier, suivant la variation de l’indice du coût de la construction du 2ème trimestre. La moyenne de référence est celle du 2ème trimestre 2000, dernière connue à la signature du contrat, soit 1079,25. La 1ère révision a lieu le 1er janvier 2002, en prenant comme moyenne de révision, celle du 2ème trimestre 2001, soit 1121. Le nouveau loyer est donc calculé de la manière suivante :
380 * 1121/ 1079,25 = 394,70 €
Dans les logements HLM et pour les baux en cours, la décision est prise par le conseil d’administration de l’organisme sous le contrôle du préfet et dans la limite du loyer maximal autorisé. A noter que chaque année, l’Etat donne des recommandations pour les loyers HLM.
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Le dépôt de garantie est une somme versée par le locataire au propriétaire pour lui garantir l’exécution de ses obligations locatives (loyer et charges, le bon entretien et la restitution du logement en bon état en fin de location).Son montant ne peut être supérieur à 2 mois de loyer en principal, c’est à dire charges non comprises. Dans les logements HLM, le montant maximal du dépôt de garantie est d’un mois de loyer pour les logements conventionnés, lorsque le loyer est payable d’avance.
Il doit être restitué dans un délai maximum de deux mois à compter de la remise des clés par le locataire, déduction faite, le cas échéant, des sommes restants dues au bailleur et des sommes dont celui-ci pourrait être tenu, aux lieu et place du locataire, sous réserve qu’elles soient dûment justifiées. Il s’agit des frais engagés pour la remise en état du logement, ces frais devant être justifiés par des devis ; du solde des charges locatives, à condition qu’elles soient dûment justifiées par des factures tenues à la disposition du locataire et non évaluées forfaitairement ; des loyers non payés.
A défaut de restitution dans le délai prévu, le solde du dépôt de garantie restant dû au locataire après arrêté des comptes produit intérêt au taux légal au profit du locataire.
En outre, une clause du contrat peut également prévoir sa résiliation de plein droit pour non versement du dépôt de garantie deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).
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B) Les clauses interdites
Les clauses interdites (article 4 de la loi du 6 juillet 1989) sont celles :
obligeant le locataire, en cas de vente ou de nouvelle location, à laisser visiter son logement les jours fériés ou plus de 2 heures par jour les jours ouvrables;
imposant au locataire une compagnie d’assurance pour s’assurer contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégâts des eaux, recours des voisins et des tiers, responsabilité civile).
imposant le prélèvement automatique du loyer sur le compte courant du locataire ou la signature de traites ou de billets à ordre.
autorisant le propriétaire à prélever le montant du loyer sur le salaire du locataire.
engageant la responsabilité collective des locataires en cas de dégradation d’un élément commun de la chose louée.
obligeant le locataire à rembourser au propriétaire le montant des réparations locatives, sur la base d’une estimation faite unilatéralement par le bailleur.
prévoyant la résiliation de plein droit du bail pour une autre raison que le non-paiement du loyer, des charges, du dépôt de garantie, ou le défaut d’assurance des risques locatifs.
autorisant le bailleur à supprimer ou à diminuer certaines prestations prévues au contrat (exs : usage du parking ou du jardin, service du gardiennage...), sans contrepartie pour le locataire.
autorisant le bailleur à percevoir des amendes en cas d’infraction aux clauses du contrat de location ou du règlement intérieur (ex : amendes qui sanctionnent l’étendage du linge aux fenêtres ou le tapage nocturne).
interdisant au locataire l’exercice d’une activité politique, syndicale, associative ou confessionnelle. Le locataire ne peut toutefois pas transformer le logement en officine syndicale ou politique, en siège d’une association ou en lieu de culte.
C) Les annexes du bail (article 3 de la loi du 6 juillet 1989)
1) L’état des lieux
L’état des lieux doit être établi contradictoirement par le propriétaire et le locataire, lors de la remise et de la restitution des clés. A défaut, il est établi par huissier de justice, à l’initiative de la partie la plus diligente et à frais partagés par moitié. Ils sont rédigés en deux exemplaires, datés et signés par le bailleur et son locataire.
En l’absence d’état des lieux, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état.
Pendant le 1er mois de période de chauffe, le locataire peut demander que l’état des lieux soit complété par l’état des éléments de chauffage.
L’état des lieux doit être rédigé dans les termes les plus précis possibles, afin d’éviter les litiges. Il faut donc éviter les adjectifs imprécis comme passable, correct, moyen. Il est vivement conseillé d’utiliser un langage clair et précis en portant, par exemple, les appréciations suivantes :
revêtements muraux : papier peint à l’état neuf, en très bon état sauf traces de cadres, décoloré par le soleil, peintures écaillées par endroits...
sols : parquet en bon état sauf une latte fendue, carrelage comportant un carreau cassé, moquette neuve, moquette tâchée...
plafonds : tâché, fissuré...
huisseries : portes ou fenêtres présentant des éclats de bois, comportant une peinture abîmée...
sanitaires : lavabo neuf, présentant des éclats; baignoire rayée, fêlée...
L’état des lieux doit toujours être effectué dans de bonnes conditions d’éclairage.
2) Les extraits du règlement de copropriété
Lorsque l’immeuble est en copropriété, le propriétaire est tenu de communiquer au locataire les extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l’immeuble, la jouissance et l’usage des parties privatives et communes et précisant la quote-part afférente au lot loué pour chaque catégorie de charges.
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LA LOCATION MEUBLEE
La location est meublée lorsque le logement (maison, appartement, chambre...) est garni d’un mobilier suffisant pour permettre la vie courante.
Le régime juridique de ce type de location a récemment été modifié par la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005. Toute location meublée d'une résidence principale qui fait l'objet d'un bail à compter du 20 janvier 2005 est désormais soumise à une réglementation minimum. Lorsque le logement n'est pas la résidence principale du locataire, sa location n'est pas spécifiquement réglementée.
Sur le site de l'Agence Nationale pour l'Information sur le Logement (ANIL) :
informations concernant la réglementation, le bail et le régime fiscal de la location meublée
notion de résidence principale en cas de location meublée
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OBLIGATIONS DES LOCATAIRES ET PROPRIETAIRES
A) Les obligations du locataire (article 7 de la loi du 6 juillet 1989)
Le locataire est obligé :
de payer le loyer et les charges récupérables,
d’user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location.
de répondre des dégradations et pertes (c’est à dire destruction d’une partie de l’immeuble) qui surviennent pendant la durée du contrat
de prendre à sa charge l’entretien courant du logement,
de laisser exécuter dans les lieux loués les travaux d’amélioration,
de ne pas transformer les locaux et équipements loués sans l’accord écrit du propriétaire,
de s’assurer contre les risques,
de prévenir le propriétaire des travaux nécessaires au maintien de l’état du logement loué.
de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus : les consommations d’eau, d’électricité et de combustibles; les frais d’entretien courant (maintenance des équipements collectifs) et les menus réparations; les taxes locatives (enlèvement des ordures, balayage).
En outre, le bailleur est tenu de remettre au locataire qui en fait la demande une quittance gratuitement. La quittance porte le détail des sommes versées par le locataire en distinguant le loyer et les charges (article 21 de la loi du 6 juillet 1989).Toutefois, rien n’oblige le propriétaire à adresser ce document par la poste, sauf si le bail le prévoit.
Par ailleurs, la plupart des contrats de location contiennent une clause résolutoire pour non-paiement du loyer et des charges aux termes convenus. C’est pourquoi, en cas d’impayé du loyer et des charges, le bail sera résilié dès lors que le locataire n’a pas régularisé sa situation dans un délai de deux mois après avoir reçu un commandement de payer par un huissier de justice (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).
Retour obligations locataire
de répondre des dégradations et pertes (c’est à dire destruction d’une partie de l’immeuble) qui surviennent pendant la durée du contrat.
Toutefois, le locataire peut être dégagé de ses obligations dans trois cas :
Les dégradations proviennent d’un cas de force majeure, c’est à dire un événement imprévisible et insurmontable (ex : une tempête exceptionnellement violente).
Les dégradations sont intervenues par la faute du bailleur (ex : un bailleur a refusé ou négligé de réparer une toiture, malgré les mises en demeure du locataire et la pluie a endommagé les tapisseries ou les revêtements de sol).
Les dégradations ont été causées par une tierce personne qui s’est introduite dans le logement contre la volonté du locataire (ex : un cambrioleur ayant fracturé une porte).
Retour obligations locataire
de prendre à sa charge l’entretien courant du logement, des équipements mentionnés au contrat et les menus réparations ainsi que l’ensemble des réparations locatives, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure.
Un décret du 26 août 1987 fixe une liste non exhaustive des réparations locatives en 6 catégories. Il s’agit généralement de réparations assez peu onéreuse : nettoyage (du corps de chauffe d’une chaudière...), graissage (des gonds de porte...), remplacement de petites pièces (interrupteur, prise de courant, joint de robinet, flotteur de chasse d’eau, flexible de douche...), raccords de peinture ou de tapisserie.
Retour obligations locataire
de laisser exécuter dans les lieux loués les travaux d’amélioration des parties communes ou des parties privatives du même immeuble, ainsi que les travaux nécessaires au maintien en état et à l’entretien général des locaux loués.
Pour faire ces travaux d’entretien, le locataire doit donc laisser entrer chez lui le propriétaire et les entreprises. Cependant, la loi ne prévoit aucune modalité particulière concernant les jours et heures où ces travaux devront avoir lieu, la présence ou l’absence du locataire et le dépôt des clés pour pouvoir entrer dans les lieux.
Retour obligations locataire
de ne pas transformer les locaux et équipements loués sans l’accord écrit du propriétaire.
Le locataire ne peut donc pas, sans l’accord écrit du propriétaire, abattre une cloison, percer une fenêtre, remplacer une moquette par un carrelage, installer une salle de bain dans une pièce vide, installer ou supprimer une cheminée ou un plafond en stuc, ouvrir ou supprimer un placard ou une porte, etc.
A défaut d’accord écrit, le propriétaire peut en fin de location exiger du locataire qu’il remette les lieux dans leur état initial à ses frais, soit conserver les locaux tels quels, sans avoir à indemniser le locataire pour les travaux qu’il a réalisés.
En cours de bail, le propriétaire peut exiger que le locataire remette immédiatement les lieux en état à ses frais, dès lors que les transformations mettent en péril le bon fonctionnement des équipements ou la sécurité du local.
Retour obligations locataire
de s’assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire et d’en justifier lors de la remise des clés puis, chaque année, à la demande du bailleur.
Une clause résolutoire du contrat de location peut prévoir la résiliation du bail pour défaut d’assurance. Le propriétaire doit au préalable adresser au locataire un commandement de justifier de son assurance. Le locataire dispose alors d’un délai d’un mois pour souscrire une assurance. Si à l’expiration d’un délai d’un mois, il n’a pas souscrit d’assurance, il est déchu de ses droits.
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B) Les obligations du propriétaire (article 6 de la loi du 6 juillet 1989)
Le bailleur est obligé :
de délivrer au locataire un logement décent,
d’assurer au locataire la jouissance paisible du logement et de le garantir des vices ou défauts de nature à y faire obstacle.
d’entretenir les locaux en état de servir à l’usage prévu par le contrat et d’y faire toutes les réparations autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués.
de ne pas s’opposer aux aménagements réalisés par le locataire, dès lors que ceux-ci ne constituent pas une transformation de la chose louée.
de délivrer au locataire un logement décent, les équipements mentionnés au contrat de location en bon état de fonctionnement.
L’article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains introduit l’obligation de délivrer un logement décent, dés lors qu’il s’agit de l’habitation principale du locataire. Cette obligation s’applique aux contrats en cours et concerne tous les logements relevant de la loi de 1989, les locaux meublés, les logements-foyers, les logements attribués ou loués en raison de l’exercice d’une fonction ou de l’occupation d’un emploi et les locations consenties aux travailleurs saisonniers.
En effet, le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé et doté des éléments de confort le rendant conforme à l’usage d’habitation. Si le logement ne satisfait pas aux conditions de décence, le locataire peut demander au propriétaire sa mise en conformité, sans qu’il soit porté atteinte à la validité du contrat en cours. A défaut d’accord entre les parties, le juge détermine la nature des travaux à réaliser et le délai de leur exécution. A défaut de mise en conformité, le juge peut réduire le montant du loyer.
Le décret relatif aux caractéristiques du logement décent a été publié le 31 janvier 2002 et comporte trois articles majeurs sur :
l’entretien général du bâti :
· gros œuvre et dispositifs de retenues des personnes en bon état d’entretien,
· réseaux et branchements d’électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d’eau chaude conformes aux normes de sécurité,
· existence de dispositifs d’ouverture et de ventilation des logements permettant un renouvellement de l’air,
· éclairement naturel dans les pièces principales ;
les équipements d’équipements et de confort :
· installation de chauffage,
· installation d’alimentation en eau potable à l’intérieur du logement,
· installation d’évacuation des eaux ménagères,
· une cuisine ou un coin cuisine comportant un évier avec eau chaude et froide,
· installation sanitaire comprenant un WC séparé de la cuisine et de la pièce où sont pris les repas, une baignoire ou une douche, situés à l’intérieur du logement,
· un réseau électrique permettant l’éclairage suffisant de toutes les pièces ;
la surface habitable :
· Le logement dispose au moins d’une pièce principale ayant soit une surface habitable au moins égale à 9 mètres carrés et une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres.
Tous les travaux nécessaires, qu’il s’agisse de grosses réparations ou de réparations locatives, doivent avoir été faites avant l’installation du locataire.
Toutefois, une clause expresse du contrat de location peut prévoir que le locataire prendra à sa charge, moyennant une contrepartie (remise des loyers), certains travaux incombant au propriétaire (ex : changement de la moquette ou du papier peint).
Retour obligations propriétaire
d’entretenir les locaux en état de servir à l’usage prévu par le contrat et d’y faire toutes les réparations autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués.
Il doit donc pallier les effets du vieillissement des locaux et des équipement. A noter que pour les parties privatives, le locataire doit prévenir de la nécessité des travaux à faire. Un bailleur n’est pas censé connaître l’état des dégradations.
Retour obligations propriétaire
de ne pas s’opposer aux aménagements réalisés par le locataire, dès lors que ceux-ci ne constituent pas une transformation de la chose louée.
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C) Cas des locations meublées : Obligations du propriétaire et du locataire
Propriétaire et locataire peuvent convenir librement d’obligations réciproques plus ou moins contraignantes.
En l’absence de précisions dans le bail, le bailleur est tenu :
* de mettre à la disposition du locataire le logement, les équipements et les meubles qui s’y trouvent en bon état d’usage et de réparation;
* d’assurer la jouissance paisible du logement à son locataire;
* de garantir le locataire contre tous les vices ou défauts qui l’empêcheraient d’utiliser normalement le local loué (ex : humidité, défaut d’étanchéité...).
Le locataire doit :
* payer le loyer et les charges au terme convenu dans le bail.
* user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée dans le contrat de location.
* répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du bail dans les locaux dont il a la jouissance exclusive à moins de démontrer que ces dégradations sont dues à la force majeure, à la faute du bailleur ou d’une personne qu’il n’a pas introduit dans le logement.
* souscrire une assurance incendie et dégâts des eaux si le bailleur l’y oblige.
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REGLEMENT DES LITIGES ENTRE LOCATAIRES ET PROPRIETAIRES
A) Règlement amiable : la Commission de Conciliation
quand la saisir ?
La commission de conciliation est un organisme paritaire composé à parts égales de représentants des bailleurs et des locataires. Elle est chargée de résoudre à l'amiable des litiges issus du contrat de location. Selon la nature du conflit, sa consultation est obligatoire ou facultative.
Consultation obligatoire : la saisine de la commission de conciliation est obligatoire pour toute augmentation de loyer contestée par le locataire lors du renouvellement du bail. (Article 17 c de la loi du 6 juillet 1989)
Consultation facultative : La commission de conciliation est compétente pour les litiges relatifs à l'état des lieux, au dépôt de garantie, aux charges et réparations locatives.
Hormis les litiges concernant l'augmentation des loyers (dans ce cas, la saisine préalable de la CDC est obligatoire avant d'effectuer un recours judiciaire), la saisine de la commission est facultative.
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comment la saisir ?
La saisine de la commission de conciliation peut se faire sur l'initiative du locataire ou du bailleur. L'une ou l'autre partie doit adresser une lettre recommandée avec accusé de réception au secrétariat de la commission départementale de conciliation à la direction départementale de l'équipement. La lettre doit comporter obligatoirement les éléments suivants : le nom et l’adresse du locataire qui saisit la commission de conciliation, le nom et l’adresse du propriétaire, l’objet du litige.
Avec cette lettre, il est souhaitable de fournir en deux exemplaires tous les éléments permettant d’apprécier la situation, notamment les copies du courrier adressé au propriétaire lui demandant de restituer le montant des sommes indûment perçues au titre des charges locatives, justificatifs de paiement des charges, copie du bail...
La commission se réuni dans les deux mois suivant la réception par le secrétariat de la lettre de saisine.
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L'avis rendu par la commission de conciliation
La commission de conciliation rend un avis en recherchant un compromis acceptable pour les deux parties.
La commission constate la conciliation totale ou partielle dans un document de conciliation. Ce document fait également apparaître les éventuels points de désaccord. A défaut de conciliation, l'avis comporte l'exposé du différend et la position des parties ainsi que, le cas échéant, celle de la commission.
Si les parties dûment convoquées ne sont ni présentes ni représentées à la séance ou si une seule des parties est présente ou représentée, l'avis de la commission ne peut que constater l'impossibilité de concilier les parties.
De plus, n'étant pas une juridiction à part entière, elle rend, non pas un jugement ou un arrêt, mais un avis. Cet avis n'a pas force exécutoire et l'une ou l'autre partie peut décider par la suite de porter le conflit devant le tribunal d'instance.
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B) Règlement contentieux : le Tribunal d'Instance
quand le saisir ?
Après avoir tenter un règlement à l'amiable du litige (appel téléphonique, lettre recommandée avec accusé de réception précisant la nature des griefs,…), les litiges doivent être tranchés par un tribunal d'instance. En général, celui qui est compétent sur le territoire du logement loué.
Le délai général est de trente ans mais tous les procès qui se rapportent au paiement du loyer ou des charges doivent être intentés dans les cinq ans; Au delà, il y a prescription.
NB : pour un litige relatif à l'augmentation du loyer lors du renouvellement du bail, à défaut d'accord constaté par la commission de conciliation, le juge doit être saisi avant le terme du contrat de location.
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comment le saisir ?
1/ La procédure ordinaire : l’assignation
Quel que soit le litige et le montant en jeu (une demande visant à obtenir la réalisation de travaux, des délais de paiement, l'expulsion du locataire,…), le mode normal pour saisir le tribunal d’instance est l’assignation : c'est un acte de procédure qui nécessite de faire appel à un huissier de justice. L'assignation sera remise à votre adversaire par l’intermédiaire de l’huissier 15 jours au moins avant la date prévue pour l’audience. L’huissier de justice saisira le tribunal en remettant une copie de l’assignation au greffe.
2/ La procédure simplifiée : la déclaration au greffe
S'il s'agit d'un petit litige avec une demande d'argent d'un montant inférieur à 3 811,26 euros au 01 janvier 2004 (à titre de dommage et intérêts, de remboursement de travaux, de restitution de trop perçu), vous pouvez saisir directement le tribunal d’instance par simple déclaration précisant l'objet du litige et le montant de la demande auprès du greffe du tribunal.
3/ La procédure de référé
En cas de dommage imminent ou de trouble manifestement contraire à la loi, (fuite d'eau, arrêt de la chaudière en plein hiver, travaux dangereux,…) une personne peut saisir le juge des référés du tribunal d’instance, pour obtenir, sous certaines conditions et à titre provisoire, le règlement d’une difficulté, la constitution ou la conservation d’une preuve, ou la réparation d’un préjudice (ex : l'arrêt des travaux exécutés par un voisin risquant d’endommager votre propriété). Pour cela, vous devez assigner son adversaire par l’intermédiaire d’un huissier de justice. Vous serez convoqué rapidement à une audience avec votre adversaire.
4/ Deux procédures particulières :
l’injonction de payer : elle permet d'obtenir rapidement le montant de la réclamation lorsque le litige porte sur le refus de payer et non sur le montant à payer.
L'injonction de faire : lorsque le litige porte sur la non réalisation d'obligations contenues dans le contrat de location, le juge peut fixer un délai pour l’exécution d’une prestation (mise à disposition d'un jardin, remise de quittance de loyer,…
Pour toute information sur les démarches, adressez-vous au greffe du tribunal d’instance.
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