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mediationconseil
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*Mediations *Conseils *Actualités *Informations
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
13.02.2007
Dernière mise à jour :
10.07.2008
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Comment signaler un enfant maltraité ?

Posté le 27.08.2007 par mediationconseil
Comment signaler un enfant maltraité ?*

Pour qui ?
Les enfants ou adolescents victimes de mauvais traitements, d'abus sexuels, de négligences lourdes

Comment ?
La loi donne au Département la mission de protéger l'enfance maltraitée. Après une enquête sociale immédiate, et selon la gravité de la situation, le Président du Conseil général peut :

soit faire intervenir les travailleurs sociaux du Département afin de prendre des mesures pour protéger l'enfant.

soit signaler la situation au Procureur de la République qui peut alors prendre aussitôt des mesures judiciaires pour protéger l'enfant et sanctionner l'auteur des mauvais traitements.


Selon les cas, l'enfant pourra rester dans sa famille ou sera confié à une famille d'accueil ou à un établissement spécialisé pour enfants.

Comment faire ?
Si vous constatez qu'un enfant ou un adolescent est victime de mauvais traitements, quelle qu'en soit la nature, vous pouvez appeler le numéro vert national : le 119. Cet appel est gratuit ou signaler la situation à n'importe quel travailleur social du Conseil général, et notamment ceux des agences départementales de la solidarité et de leurs antennes.


savoir
Contrairement à une idée reçue, l'intervention des travailleurs sociaux ne signifie pas retrait de l'enfant de sa famille. Bien au contraire, tout est mis en œuvre pour restaurer l'équilibre et les liens entre les parents et l'enfant. Par ailleurs, toute action ou mesure décidée par l'ASE auprès d'une famille ne peut se faire qu'avec l'accord de celle-ci.





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Les enfants face à la maltraitance

Posté le 27.08.2007 par mediationconseil
Les enfants face à la maltraitance

La maltraitance à enfant n'est pas un phénomène récent, même si c'est aujourd'hui que l'on en parle le plus. C'est la prise de conscience de ce problème, le déliement des langues, la médiatisation de certaines affaires et l'élaboration de textes législatifs (convention des droits de l'enfant par exemple) qui ont transformé notre perception.

Les différentes formes de maltraitance :
En ce qui concerne les différentes formes de violences commises à l'égard des enfants il faut attendre le sommet de Stockholm, en août 1996, pour arriver, après bien des heures de débats, à en distinguer très clairement trois sortes :
1) Les violences physiques
2) Les violences sexuelles
3) Les violences psychologiques

Les violences physiques :
De toutes les formes de violence, les violences physiques sont celles qui se voit. Elles sont donc plus repérables, plus mesurables, plus facile à identifier.
La maltraitance physique se reconnaît par les traces qu'elle laisse sur le corps de l'enfant : hématomes, brûlures, fracture, et par l'intention effective de l'auteur d'infliger un sévices pour se faire obéir, pour dominer et maîtriser l'autre.
Malgré tout l'enfant va tenter de dissimuler les traces de coups portés sur lui car il ne supporte pas que l'on puisse voir son corps meurtri. L'enfant ne souhaite pas montrer du doigt l'auteur de ces violences surtout quand c'est papa ou maman.
Les adultes doivent donc limiter le poids de la parole comme unique indicateur de souffrance. Il ne faut donc pas attendre que l'enfant s'exprime pour agir !

Les violences sexuelles :
Ce type de violence revêt des formes diverses : de la "haute criminalité" comme dans l'affaire Dutroux à des agressions beaucoup plus légères, plus insidieuses, plus sournoises mais tout aussi traumatisantes.
L'adulte maltraitant profite de sa position de toute-puissance pour imposer à l'enfant un autre langage, son discours, sa domination en matière sexuelle. Il exerce alors un abus d'autorité.
Plus graves encore dans le type de violences sexuelles actuelles des réseaux, véritables organisations sociales, se constituent. En France, en juin 1997, un réseau de trafic de vidéos pédophiles a été démantelé (affaire Toro Bravo). Depuis, de nombreux autres réseaux ont été neutralisés.
Aujourd'hui c'est sur Internet que ce développent ce type de criminalité (voir page consacrée à la pédophilie et à la prostitution des mineurs en France).

Les violences psychologiques :
Définir les violences psychologiques est un exercice compliqué. Pour une situation donnée, les évaluations peuvent être différentes.
Les recherchent débutent en ce domaine. Il est très complexe de cerner cette forme de violence car ce qui est ressenti à présent comme une violence psychologique à l'égard d'un enfant était vécu, il y a encore cinq ou dix ans, comme un comportement social normal d'éducation stricte. Enfermer un enfant dans un placard relevait d'un pratique éducative courante. Aujourd'hui chacun s'accorde à penser que c'est insupportable et qu'il s'agit d'un violence psychologique. Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les humiliations concernant leur niveau scolaire, leur apparence, leur physique, leurs capacités intellectuelles, bref tout ce qui remet en cause leur intégrité font partie des violences psychologiques.

Qui sont les auteurs ?
Pour prévenir les diverses formes de maltraitance, il est impossible de s'intéresser aux victimes sans se préoccuper des auteurs.
La violence dont est victime l'enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier (membres de la famille, éducateur, instituteur, etc...). L'agression extérieure commise par un individu étranger à l'univers affectif de l'enfant reste rare.

Les enfants à risques :
D'année en année, le nombre d'enfants qui risquent la maltraitance augmente. 97 % des départements citent les carences éducatives comme premier facteur de risque. Les conflits et séparations familiales viennent en seconde position suivi de près par les problèmes psychopathologiques des parents (alcool, drogue...). Le chômage, la précarité et les difficultés financières représentent également un signal d'alerte à ne pas négliger

Que dit la loi ?
Pour les professionnels, assistantes sociales, éducateurs, médecins, instituteurs, le principe du secret professionnel est défini par les articles 226-13 et 226-14 du code pénal. Cependant les personnes astreintes au secret professionnel doivent toujours faire part des mauvais traitements à l'égard des mineurs de moins de 15 ans. La révélation du secret dans ce cas est possible (article 226-14 du code pénal).
Dans tous les cas toute personne ayant connaissance de l'existence d'un enfant maltraité ou supposé l'être doit aviser les autorités médicales, judiciaires ou administratives. Ne pas le faire serait tomber sous la coupe de la non assistance à personne en danger (article 443-3 du code pénal).

La parole de l'enfant :
On dit les enfants bavards, prêts à s'inventer des histoires tant leur imagination est débordante. Pourtant, il existe un domaine où les enfants font attention à ce qu'ils disent : celui des violences dont ils sont victimes.
L'enfant maltraité, silencieux, se protège inconsciemment en gardant sous silence les violences dont il est l'objet. C'est pour mettre un terme à l'horreur vécue qu'il se décide parfois à en parler.
Ne pas prendre ses propos au sérieux, c'est exercer sur lui une nouvelle violence.

Il n'y a pas de fatalité :
Lutter contre les mauvais traitements, ce doit être l'engagement de toute notre société.
Un système de protection judiciaire de l'enfant en danger a été mis en place progressivement. Cependant il est extrêmement complexe.
Les efforts doivent se poursuivre notamment par l'engagement encore plus grand des acteurs sociaux et judiciaires. Pour prévenir les risques de maltraitance envers les enfants il est nécessaire également :
- pour les parents, de maintenir la fonction parentale spécialement dans les périodes sensibles de la vie familiale.
- pour tous les enfants améliorer leur condition de vie, et promouvoir leur écoute dans tous les lieux où l'on discute des sujets concernant leur protection.
- pour les familles vulnérables, réduire les facteurs de risques susceptibles de générer de la maltraitance.

Apprenez à gérer leurs émotions

Posté le 22.08.2007 par mediationconseil
Apprenez à gérer leurs émotions

Il est en colère
C'est le 14 Juillet. Vous êtes sortis voir le feu d'artifice. Dans la rue, des vendeurs proposent des bâtons phosphorescents. Votre petit n'a d'yeux que pour eux. Il vous tire par la manche : « Maman, j'en veux un ! » Devant votre refus, il se jette par terre et pousse des cris stridents.

On décode
S'il n'est pas encore couché à minuit, il est forcément fatigué. Il n'arrive plus à se contrôler. Il va falloir vous montrer plus conciliants que d'habitude. Ce bâton lumineux, votre enfant se voyait déjà avec. En le lui refusant, vous lui enlevez un morceau de son identité. Par cette colère, il cherche à rétablir son intégrité et à gérer sa frustration. Acceptez d'écouter sa fureur. Que vous refusiez d'accéder à sa demande, c'est une chose. Mais il a besoin de savoir qu'il a le droit de désirer.

On réagit
Evitez de dire non de manière trop abrupte. C'est très humiliant, quand on cherche à devenir une personne à part entière, de sentir que l'autre a le pouvoir. Dites plutôt : « Je comprends qu'ils te plaisent, ils sont vraiment super, ces bâtons ! » et prenez-le par la main pour aller les observer de plus près. Ainsi, entraînez-le à gérer sa frustration en éprouvant du plaisir à regarder plutôt qu'à posséder. Sachez aussi qu'il ne vous est pas interdit de changer d'avis. Vous avez répondu non machinalement mais vous vous apercevez que votre enfant est très malheureux ? Cherchez à comprendre ce qu'il ressent : « Tu en as vraiment envie ? » Certes, il y a peu de chances qu'il vous réponde non. Mais vous pouvez prendre la mesure de son désir en lui proposant une alternative : « Tu ne préfères pas que nous allions faire un tour de poney demain, par exemple ? » Si votre petit tient absolument à ce bâton et qu'il est encore temps de l'acheter, vous avez le droit de faire amende honorable : « Je ne m'étais pas rendu compte que c'était si important pour toi. » Vous n'avez pas à dire oui à toutes ses demandes, bien sûr. Mais, à l'inverse, refuser tout achat sous prétexte que votre enfant n'en a pas besoin serait injuste. Il risquerait d'en déduire que le plaisir lui est interdit, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur sa joie de vivre présente et future.

On évite de…
... l'humilier (« tu es vraiment insupportable ») ou le punir (« si tu continues, tu n'iras pas chez ton petit copain demain »). Il doit au contraire savoir que l'expression verbale de ses émotions les plus violentes ne détruit pas l'amour que vous avez pour lui.

Il est triste
Votre enfant a lâché son joli ballon rouge gonflé à l'hélium, qui s'est échappé dans les nuages. Il est inconsolable, il garde les yeux obstinément fixés sur le ciel et surveille le petit point qui s'éloigne en hoquetant de chagrin.

On décode
Il est bien naturel d'être triste quand on perd quelque chose qu'on aime. Accompagnez-le dans sa tristesse : « Je te comprends, c'est dur de voir partir son ballon. » Si c'est la première fois que cette mésaventure lui arrive, vous pouvez, si vous en avez envie, lui acheter un autre ballon. Tout en faisant en sorte qu'il tire la leçon de ce qui vient d'arriver : « Qu'est-ce qu'on va faire pour que celui-là ne s'échappe pas ? On pourrait peut-être l'attacher à ton poignet ? » Mais il n'est pas certain que votre enfant en veuille un autre. C'est peut-être celui qui s'est envolé qu'il veut ! On n'évite pas forcément la peine en remplaçant l'objet perdu.

On réagit
Il a du chagrin ? Ouvrez-lui vos bras pour qu'il puisse venir s'y réfugier et laissez-le donner libre cours à ses larmes. Elles l'aident à ne pas garder la tristesse en lui. Regardez ensemble le ballon qui s'éloigne dans le ciel : « Où s'en va-t-il ? Que voit-il, de là-haut ? Va-t-il traverser ce gros nuage ? » Vous pouvez aussi lui faire remarquer que, même parti, son ballon continue d'exister dans son cœur.

On évite de…
... lui dire « ne pleure pas ». Voir son enfant en larmes, c'est difficile. S'il pleure, c'est parce qu'il a mal. On voudrait faire disparaître cette douleur. Mais ce n'est pas parce qu'il ne pleure plus qu'il ne souffre plus. Au contraire, ça lui fait du bien de pleurer.

Il boude
Il avait demandé du ketchup sur ses pâtes, vous vous êtes trompé et avez mis du gruyère. Les yeux obstinément fixés au-dessus de la table, votre enfant ne desserre pas les dents et refuse de toucher à son assiette. Mais il va bouder longtemps comme ça ?

On décode
La bouderie est un langage. Elle signifie qu'il y a souffrance. Parce qu'il ne se sent pas entendu, votre enfant préfère s'enfermer ostensiblement en lui-même. Comprenez-le. Il voulait du ketchup, vous avez mis du… gruyère et vous semblez considérer qu'il n'a qu'à manger ce qu'il y a dans son assiette. Les adultes ont souvent tendance à penser qu'ils ont le pouvoir. Et que les enfants, puisqu'ils sont dépendants d'eux, n'ont qu'à obéir. Mais quand votre petit demande du ketchup, il ne cherche pas à prendre le pouvoir. Il cherche simplement à exister, c'est une façon de dire qu'il a le droit d'avoir des goûts et des désirs.

On réagit
Permettez-lui de sortir dignement de cette bouderie en lui demandant ce qui se passe : « Qu'est-ce qui ne va pas ? Il y a quelque chose que je n'ai pas vu et que tu cherches à me dire ? » Vous lui enseignez un geste positif : en parlant (« Je n'aime pas le gruyère, est-ce que je peux avoir une autre assiette avec du ketchup ? »), on obtient davantage qu'en boudant. Encore faut-il bien sûr que vous sachiez vous excuser (« Pardon, je n'ai pas fait attention… ») et que vous remplaciez son assiette. Vous le feriez bien avec un ami venu dîner chez vous, pourquoi pas avec votre enfant ?

On évite de…
... se détourner de lui (« Je n'aime pas les enfants qui boudent. »). Lui, tout ce qu'il va entendre, c'est : maman ne m'aime pas. Ou de le contraindre à avaler ce que vous lui avez servi en refusant d'entendre qu'il n'aime pas ça. Un enfant qui avale tout ce qu'on lui donne sans discuter risque, plus tard, de ne plus savoir choisir du tout. Quand vous lui proposerez : « On va à la pizzeria ou au restau chinois pour ton anniversaire ? », il vous répondra : « Je sais pas, c'est comme tu veux. »

Il a peur
Rien à faire : il ne veut pas aller sur le manège. Vous jetez des regards envieux sur les autres enfants qui tournent avec des sourires radieux… Pendant ce temps-là, le vôtre s'accroche à vous comme une moule à son rocher.

On décode
Beaucoup d'enfants ont peur du manège pendant une courte période de leur vie, en général vers 3 ans. C'est le moment où le système nerveux se met en place. D'un seul coup, ils prennent conscience de la vitesse. Le manège a soudain pour eux des allures de grand huit ! Dites-vous bien que la peur est une émotion extrêmement saine. Elle nous informe de la présence d'un danger, mobilise notre corps pour y faire face, nous apprend à nous préparer devant l'inconnu. Etre courageux, c'est connaître la peur, la vivre, la reconnaître et en tirer des enseignements. Votre petit doit apprendre à l'accepter, à la surmonter et à l'utiliser.

On réagit
Ne le forcez pas. Essayez plutôt de comprendre ce qui l'effraie dans le manège. Est-ce parce que ça va trop vite ? Parce que ça tourne et qu'il a l'impression de perdre l'équilibre ? Parce que vous disparaissez de sa vue à chaque tour ? Si le fait de ne plus vous voir le panique, proposez-lui de monter sur le manège avec lui. Il n'a toujours pas envie ? Vous réessaierez dans quelques semaines. Tôt ou tard, la peur fera place au désir. Laissez-lui le temps.

On évite de…
... le traiter de « poule mouillée », de le pousser à surmonter sa peur. Au contraire. En le brusquant, vous l'obligez à refouler son angoisse dans les profondeurs de son inconscient. Un jour ou l'autre, elle ressortira. Sous forme de phobie, par exemple. Et comment voudriez-vous que votre enfant comprenne votre insistance à le mettre dans une situation de mal-être ? Il risquerait de perdre la confiance qu'il a placée en vous.

Il est jaloux
Pour Noël, il avait demandé le bateau des Pirates des Caraïbes, et ouf ! vous avez réussi à le trouver. Mais à peine votre enfant a-t-il déballé son cadeau qu'il aperçoit la console de jeux de son cousin et se met à grimacer. Le bateau ne l'intéresse plus, c'est la console qu'il aurait voulue !

On décode
Si ce cadeau était une surprise, on aurait pu comprendre que votre enfant soit déçu. Mais là, il s'agit du jouet qu'il a désiré et attendu. L'enjeu est probablement ailleurs. Il faut chercher du côté du relationnel. Qu'est-ce que son cousin a de plus que lui ? Est-il plus grand, plus fort ? Du coup, tout ce que ce cousin touche est sublime. Alors que ce qu'il possède, lui, est nul. La jalousie est une émotion inscrite biologiquement en nous : si quelqu'un possède ce que l'on n'a pas, ce « quelque chose » devient immédiatement désirable. En grandissant, nous apprenons à gérer ce sentiment. Mais on ne peut pas en demander autant à un enfant ! Pour l'heure, votre petit a le cœur brisé.

On réagit
Montrez-lui que vous avez compris ce qu'il ressent : « Elle te plaît beaucoup, cette console de jeux, hein ? Quand tu seras plus grand, tu pourras en demander une, toi aussi, si tu en as toujours envie. » Et, en attendant, demandez au cousin s'il veut bien qu'on joue tous ensemble avec la console. Cela permettra à votre petit de se « l'approprier » un peu. Si c'est possible, faites également en sorte que le cousin s'intéresse au bateau de pirates. S'il l'investit, c'est gagné : le jouet s'en trouvera immédiatement valorisé.

On évite de…
... fustiger sa jalousie (« ce n'est pas beau ») et de le culpabiliser. Il ne doit pas avoir honte de ce qu'il ressent. Sinon, il va bloquer ses émotions. Et ce n'est pas parce qu'il les refoulera qu'elles disparaîtront. Elles vont s'enraciner en lui et « faire des nœuds ».

Il hurle de joie
Il vient de marquer un but en expédiant sa balle dans la corbeille à papier et court à travers le salon en manifestant bruyamment sa joie ! Le seul problème, c'est que ses cris ont réveillé sa petite sœur, qui venait juste de s'endormir dans la pièce à côté. Est-ce qu'il ne pourrait pas être un peu moins… explosif ?

On décode
Il est heureux et fier de lui : c'est bien normal qu'il fasse du bruit ! Il n'a pas encore perdu sa capacité à hurler de joie - comme nous, adultes, qui vivons dans la répression émotionnelle. La joie est une émotion précieuse. Chaque fois que votre enfant éprouve plaisir et fierté, son cerveau en garde une trace. La fois suivante, il va lancer son ballon avec davantage de confiance en lui et donc davantage de chances de succès.

On réagit
Tout dépend de ses cris. S'il hurle et saute en l'air pendant un quart d'heure, il va falloir lui apprendre à se maîtriser davantage et à se montrer plus attentif aux autres. Mais s'il manifeste sa joie si bruyamment, c'est sans doute aussi parce qu'il cherche à attirer votre attention. Peut-être se sent-il un peu délaissé depuis l'arrivée de sa petite sœur ? Incitez-le à venir vous faire un câlin et à vous parler. S'il s'agit d'un simple cri de victoire, accompagnez sa joie. Montrez que vous avez vu son exploit et félicitez-le : « En plein dans le mille, bravo ! » Ainsi, vous l'aidez à se sentir fier de lui. Or c'est ce qui fait la différence entre les futurs champions et les autres : les champions sont ceux qui éprouvent de la fierté pour leurs réussites. En fait, on ne s'endort jamais sur ses lauriers, contrairement à ce que dit l'expression populaire. Au contraire, le succès galvanise et donne envie de toujours faire mieux.

On évite de…
... le féliciter à outrance (« tu es le meilleur », « tu es génial »). Votre enfant n'est pas fou : il sait qu'il n'a rien fait de vraiment exceptionnel. Il va penser « maman me dit ça parce qu'elle m'aime et parce qu'en vrai je suis plutôt nul ».

Les mots pour lui parler
Votre enfant a du mal à identifier les émotions qui l'assaillent. Aidez-le à préciser ce qu'il ressent.

- « C'est dur pour toi de… (éteindre la télévision quand je te le demande, arrêter ton jeu pour venir dîner). »

- « Je vois bien que… (tu es triste, tu as l'impression que ce n'est pas juste). »

- « Je comprends que tu dois souffrir de… (voir que ton frère a le droit et pas toi, ne pas arriver à faire ce jeu). »

- « J'imagine que tu te sens… (triste de ne plus voir ta nounou, inquiet à l'idée que nous allons dans une maison que tu ne connais pas). »

- « Tu as envie de… (ne plus jamais le voir, lui faire un gros câlin pour te faire pardonner). »

- Pour aller plus loin, oubliez les « Pourquoi ? », qui font appel à la raison plus qu'au ressenti, et utilisez des questions ouvertes : « Qu'est-ce que ça te fait ? Qu'est-ce qui se passe pour toi quand… Qu'as-tu ressenti quand… »

- Une fois que votre petit vous aura confié suffisamment d'éléments, n'hésitez pas à reformuler les choses : « Quand ton frère reçoit un cadeau d'anniversaire, tu es jaloux parce que tu aimerais en avoir un aussi, c'est ça ? » Ainsi, non seulement il se sentira compris mais il commencera aussi à pouvoir prendre un peu de recul par rapport à ses émotions.

Les disputes, ça permet de grandir !

Posté le 07.08.2007 par mediationconseil
Les disputes, ça permet de grandir !

Même s'ils mettent nos nerfs à rude épreuve, les affrontements entre frères et sœurs sont normaux et nécessaires. C'est à ce prix que chacun trouve sa place et se construit.


Leur seul but : se gâcher la vie
Nos enfants sont comme ça. De la minute où ils ouvrent l'œil le matin, ils semblent n'avoir qu'un seul but : se gâcher mutuellement la vie. Tout ce que l'un a, l'autre le veut. Ce que le premier fait, le second le critique. Ils ne peuvent pas se trouver à moins d'un mètre l'un de l'autre sans que ça fasse des étincelles : coups de pied, insultes, cris… Et nous, les parents, nous avons le cœur lourd et les nerfs à vif.

Ce n'est pas vraiment comme cela que nous avions rêvé les choses ! « Je suis moi-même enfant unique et quand j'ai eu Thomas, j'ai pensé que ma fille aînée Tina en serait heureuse, raconte Mathilde. J'étais assez naïve pour croire qu'ils s'entendraient bien, qu'ils s'épauleraient, qu'ils seraient complices. C'est tout le contraire qui se passe ! Ils n'arrêtent pas de se chipoter. Et Tina me demande constamment : “Mais pourquoi faut-il que j'aie un petit frère ?” » Mathilde en a gros sur le cœur.

Se chamailler pour mieux s'aimer
Ces disputes égratignent le mythe de la famille unie. Devant les chamailleries perpétuelles des enfants, les parents sont souvent désemparés. Ils pensaient donner un compagnon à leur aîné, ils ont créé un séisme. Du coup, ils ont l'impression d'avoir tout raté, d'être de mauvais parents. A tort. Car la famille idéale, celle où tout ne serait qu'amour et harmonie, n'existe pas. Le lien fraternel ne peut pas faire l'économie de l'hostilité et de la haine. Empêcher que ces sentiments a priori peu nobles s'expriment librement, c'est aussi empêcher que naissent entre frères et sœurs l'amour et la complicité. L'un ne va pas sans l'autre, comme les deux faces d'une même pièce.

Autrement dit, plus vos enfants pourront se disputer librement, plus ils s'aimeront et s'entendront à d'autres moments. Qui plus est, les disputes, aussi difficiles à supporter qu'elles soient, ne sont pas inutiles. Loin de là, même. Les affrontements entre frères et sœurs permettent de nouer et de dénouer des conflits fondamentaux pour la construction psychique. Se chamailler, ça les aide à grandir ! Alors, la prochaine fois que vous les verrez s'étriper, restez zen…

Faut-il se mêler de leurs bagarres
C'est bien beau de savoir que les disputes aident les enfants à se construire mais il y a quand même des moments où on a le sentiment que ça va trop loin. Faut-il les laisser régler leurs conflits tout seuls ou jouer les Casques bleus ?

Les parents doivent intervenir dès que les affrontements deviennent physiquement ou psychiquement dangereux. Pas question bien sûr de tolérer les coups ou les comportements à risque (attacher son petit frère avec une corde, l'enfermer sur le balcon ou s'amuser à lui mettre la tête sous l'eau pendant le bain par exemple). On intervient aussi lorsque les disputes sont permanentes, qu'elles ne laissent jamais place à la complicité. Normalement, les périodes de bagarre doivent alterner avec des périodes de répit. A vous aussi de mettre le holà lorsque c'est toujours le même enfant qui se retrouve en position de dominant. La dispute n'est structurante que si on arrive à la dépasser. Elle ne peut pas l'être pour celui qui est toujours dominé. Enfin, n'hésitez pas à reprendre vos petits si trop d'insultes sont échangées : tu n'as pas le droit de parler de cette façon à ton frère/ta sœur. Ou, si les termes employés sont grossiers : je ne peux pas accepter de tels mots, ils sont intolérables. Intervenir, c'est aussi permettre à vos enfants d'établir d'autres relations.

Se quereller, c'est une façon de...

... faire passer un message
Contrairement à ce qu'on pense souvent, la bagarre est faite pour être vue des parents… ou pour leur être rapportée. Ce qui explique qu'en général, nos petits diables se battent beaucoup moins chez les autres que chez nous !
En général, il s'agit de renégocier les places et les rôles à l'intérieur de la famille. Se bagarrer avec son frère sous les yeux de papa et de maman peut être une façon de dire “Voyez comme je l'écrase, votre petit chéri ! Il est peut-être meilleur à l'école, mais moi, je suis le plus fort.” Parfois aussi, les disputes entre frères et sœurs mettent en relief un dysfonctionnement à l'intérieur de la famille. Ainsi, un petit garçon va taper sur sa sœur parce que, à la maison, les femmes sont surpuissantes. A sa façon, il cherche à rétablir un équilibre - sans y parvenir, bien sûr. »

… s'affirmer et marquer son territoire
L'arrivée d'un frère ou d'une sœur s'accompagne toujours d'une véritable angoisse pour un enfant. Et de multiples questions : est-ce que j'existe encore aux yeux de mes parents ? M'aiment-ils toujours ? Qu'est-ce que je représente maintenant pour eux ? Se disputer, c'est d'abord et avant tout un moyen d'exister. Cela revient à dire : je suis là, voyez comme je suis capable de hurler. C'est aussi un appel à la justice. On demande la reconnaissance de son territoire : « Maman, il a pris ma place/il veut pas me laisser mon tour/il vient m'embêter dans ma chambre… » On marque les objets qui nous appartiennent en propre : « Il a volé mon habit de Batman/elle a joué avec ma Barbie princesse… » Lorsque chacun se sent reconnu et voit son territoire respecté, les relations au sein de la fratrie s'apaisent… au moins provisoirement. Car rien n'est acquis pour toujours, ce serait trop simple ! Avec les enfants, les réajustements sont à faire en permanence. Il va falloir vous y faire…

… connaître l'autre et apprendre à l'accepter
Le frère ou la sœur, c'est souvent celui à qui on ressemble le plus. En se battant contre lui, on se bat aussi contre des aspects de sa propre personnalité qu'on n'aime pas. On lui reproche d'être désordonné, égoïste ou brutal - alors qu'on a les mêmes défauts. Ou bien, au contraire, on se dresse contre son frère/sa sœur parce qu'il/elle est ce qu'on n'est pas et qu'on rêverait d'être : sportif, drôle, sûr de soi, etc. Mais les disputes, ça finit toujours par se régler. Et quand les enfants réussissent à dépasser ce style de querelles, cela veut dire qu'ils arrivent enfin à accepter l'autre et à cohabiter avec leurs propres manques et défauts… Une grande étape ! »

… se socialiser et savoir se sortir des conflits
Quand on a passé son enfance à se disputer avec ses frères et sœurs, on sait très tôt discerner chez les autres les bonnes intentions des mauvaises. Une forme d'empathie se développe. On apprend à deviner ce que nos gestes et nos paroles produisent comme effet sur l'autre, jusqu'où on peut aller avant que ça ne devienne dangereux. On développe la capacité d'anticiper les réactions, de parer les coups. Un travail de socialisation intense ! Par ailleurs, il faut bien sortir du conflit. Donc trouver un arrangement acceptable pour tout le monde, faire des concessions. Un atout qui va leur servir toute leur vie.

… tester ses limites, et prendre confiance en soi
Dernier mérite des disputes : elles donnent aux enfants l'occasion de se mesurer entre eux. Et parfois même de se révéler. Ainsi, le plus fort n'est pas toujours celui qu'on croit. L'agresseur peut se retrouver en difficulté alors qu'il était sûr de l'emporter, ce qui lui permet de mieux cerner ses limites. Et l'agressé, qui se croyait perdu d'avance, peut constater qu'il a finalement bien résisté et trouvé en lui des ressources insoupçonnées, qu'il ne manquera pas d'exploiter à l'extérieur de la maison. Dans ces affrontements, tout le monde a à gagner, à la fois en connaissance de soi et en confiance en soi.

Pas de quoi vous affoler, finalement, lorsque vos petits se battent comme des chiffonniers. Ils sont simplement en train d'apprendre la fraternité, le respect de l'autre, l'acceptation de soi et l'empathie ! De précieuses qualités qu'ils emporteront en héritage le jour où ils quitteront la maison. Alors, ça vaut bien quelques grincements de dents et quelques crispations, non ?

A dire, à ne pas dire
Tous les frères et sœurs éprouvent les uns envers les autres des sentiments négatifs. Plutôt que de les nier ou les interdire, mieux vaut les aider à y mettre des mots.

Simon veut jeter sa petite sœur à la poubelle
Ne dites pas : Quelle horreur ! Comment peux-tu être aussi méchant ?
Dites plutôt : Tu as peur que nous t'aimions moins depuis que le bébé est né ? Mais tu comptes toujours autant pour nous, tu es notre grand garçon.

Lisa se plaint que vous êtes toujours en train de vous occuper de son petit frère
Ne dites pas : Ce n'est pas vrai. Nous venons de passer une demi-heure à faire un gâteau.
Dites plutôt : Ça t'ennuie que je passe autant de temps avec le bébé ? Mais tu sais, j'apprécie beaucoup les choses intéressantes que nous faisons ensemble.

Emma se désole : elle a entendu son grand frère se moquer d'elle avec ses amis
Ne dites pas : Ce n'est pas grave, tous les garçons sont comme ça.
Dites plutôt : Ça t'a fait de la peine… Tu trouves qu'un grand frère devrait plutôt prendre la défense de sa petite sœur, n'est-ce pas ?

Anne regrette que sa sœur aînée l'écarte de ses jeux
Ne dites pas : Arrête de geindre, tu n'as qu'à jouer toute seule.
Dites plutôt : Tu aimerais bien qu'elle te considère autrement que comme une petite sœur gênante, hein ?

Max râle parce que Léo fait du bruit pendant qu'il regarde son dessin animé
Ne dites pas : Laisse tomber, quelle importance…
Dites plutôt : Tu as l'impression qu'il fait tout ça rien que pour t'embêter ? Je comprends que tu sois en colère.






Mon enfant est anxieux, comment l'aider

Posté le 07.08.2007 par mediationconseil
Mon enfant est anxieux, comment l'aider

Il sanglote chaque matin avant de partir à l'école, elle n'arrive pas à s'endormir, il panique à l'idée de se rendre à un goûter d'anniversaire. Que faire devant ces angoisses qui gâchent la vie de certains petits ?

Quand les angoisses s'installent...
Même si, petits, on a tous eu peur du noir et du grand méchant loup, on aimerait bien croire qu'enfance rime avec insouciance. Est-ce le cas ? Eh bien non, pas vraiment ! Mais ce constat n'est pas forcément négatif. En effet, le sens du danger ne s'acquiert pas sans éprouver un minimum d'anxiété. C'est ainsi qu'un enfant se structure et appréhende le monde. Cependant, lorsque les angoisses s'intensifient, s'installent, et l'empêchent de vivre normalement, là il faut l'aider et intervenir. Oui, mais comment ?

Tout expliquer, surtout ce qui va de soi !
On s'adresse souvent à un enfant comme s'il était un adulte en miniature. Mais un tout-petit n'a aucune expérience de la vie, et sa perception du monde est très éloignée de la nôtre. Ce qui nous semble évident l'est rarement pour lui, et ces malentendus sont souvent à l'origine de nombreuses angoisses. Dire par exemple à un enfant qu'il est dangereux de parler à des inconnus sans lui donner plus de précisions peut l'amener à croire qu'il doit globalement se méfier de tout le monde. Il y a alors de grandes chances pour qu'il devienne timide et peureux.

Il faut donc être toujours très attentif à la manière dont on explique les choses. Et ne pas hésiter à rassurer son petit en permanence. Autre exemple : quand vous le déposez le matin à la maternelle, n'oubliez jamais de lui indiquer l'heure à laquelle vous allez venir le chercher, si c'est son père ou la baby-sitter qui l'attendra à la sortie…

La séparation des parents est aussi une grande source d'angoisse. Là encore, des paroles simples - et a priori évidentes - peuvent apaiser sa souffrance. Expliquer que les adultes peuvent ne plus s'aimer mais que le lien qui unit enfants et parents est, lui, indestructible, cela va sans dire… mais c'est encore mieux en le disant ! Rassurer, répéter, expliquer sans minimiser leurs peurs ni les tourner en ridicule, tout en se mettant à leur portée et en respectant leur sensibilité…

Aujourd'hui, sous prétexte de dire la vérité aux enfants, on leur assène parfois des choses qu'ils sont incapables d'assimiler. L'enfant qui pose mille questions sur la mort n'a absolument pas besoin de savoir que, oui bien sûr, on peut tous mourir d'une seconde à l'autre… Ou alors, il ne faut pas s'étonner qu'il vive dans l'angoisse !

Quand faut-il prendre conseil ?
A chaque âge ses frayeurs. A 3 ans, il a peur du noir et n'aime pas se séparer de sa mère. A 5 ans, il n'ose pas adresser la parole à un adulte qu'il ne connaît pas bien ? Tout cela est strictement normal ! Pas de panique non plus s'il déteste les clowns, les feux d'artifice, les chiens, les guêpes ou le vrombissement de l'aspirateur : ces petites phobies sont saines et constructives. Elles permettent à l'enfant d'exprimer ses goûts, ses dégoûts, de poser et d'intérioriser des limites, bref de se définir !

Mais comment faire la différence entre un enfant normalement inquiet et un vrai petit anxieux ? C'est d'abord une question d'âge. Vers 7 ans, ces peurs doivent en principe s'estomper. Si, en cours préparatoire, un enfant panique avant d'aller à l'anniversaire de l'un de ses petits copains de classe, ça ne va pas ! Quand les difficultés persistent, il faut se demander pourquoi et chercher ce qui bloque. Il ne faut pas non plus que l'anxiété devienne trop envahissante et empêche l'enfant de bien s'intégrer dans un groupe de copains, de dormir, de bien travailler… Si l'enfant montre des signes de souffrance, il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès d'un psychologue.

L'angoisse de la séparation
Tout à fait classique et normale jusqu'à l'âge de 3-4 ans, l'angoisse de la séparation - l'enfant ne supporte pas de quitter ses parents - disparaît progressivement, dans la majorité des cas (s'il n'a pas connu de soucis majeurs), au cours de la première année de maternelle.

Si, vers 5 ans, la moindre de vos absences continue de déclencher chez votre enfant une peur panique et si vous êtes excédés par cette dépendance affective étouffante, vous devez vous interroger. Tentez de repérer le moment où ces manifestations anxieuses sont apparues. Cette période coïncide-t-elle avec un problème familial ? Parfois, un incident anodin est à l'origine de frayeurs bien ancrées : votre enfant s'est-il perdu dans un grand magasin ? Est-il resté un long moment à l'école en attendant qu'on vienne le chercher ?

Faites aussi en toute sincérité un petit examen de conscience : n'êtes-vous pas vous-même très angoissée, n'avez-vous pas tendance à surprotéger votre chéri, l'encouragez-vous suffisamment à prendre son autonomie ?

La peur des autres
L'histoire démarre au berceau. Vers 8 mois, un bébé fait enfin la différence entre ses parents, ces adultes sécurisants qui s'occupent de lui, et… tous les autres. Cette « peur de l'étranger », très positive, s'estompe petit à petit sans disparaître totalement, heureusement. Un enfant de 3 ans qui n'accorde sa confiance à personne a une attitude beaucoup plus rassurante que celui qui saute au cou du premier venu !

Jusqu'à l'âge de 3-4 ans, il est tout à fait normal que les situations nouvelles l'effraient. Tous les enfants traversent une période de timidité. Mais si, vers 6 ou 7 ans, il cherche tous les prétextes pour échapper aux goûters d'anniversaire, s'il panique à l'idée d'aller dormir chez son meilleur ami, s'il n'a aucun copain, votre enfant souffre, c'est indéniable. Cherchez à comprendre la cause de son angoisse. Est-ce la peur de l'agitation, la conviction d'être différent des autres, une mauvaise expérience qu'il n'arrive pas à oublier… Un petit détail peut suffire à lui gâcher la vie.

Pour l'aider, préparez ensemble des fêtes à la maison, et précisez-lui, point par point, tous les paramètres : le nombre de copains invités, à quoi ils joueront… Organisez des sorties au square avec deux ou trois enfants, favorisez les échanges au quotidien (dire bonjour aux voisins, acheter du pain…), mais sans jamais le forcer. Evitez de prévenir tout le monde de ses difficultés et de lui coller une étiquette de timide. Si rien n'atténue ses craintes, n'hésitez pas à consulter.

L'école, source de stress
Peur des autres, hantise de l'échec, angoisse à l'idée de prendre la parole en public ou de ne pas savoir répondre comme il faut… L'école est une source de stress inépuisable qui peut, si l'on n'y prend pas garde, déboucher sur une véritable phobie scolaire.

Les symptômes à surveiller : il a toujours mal quelque part au moment de partir le matin, il se remet à faire pipi au lit, s'endort difficilement, vérifie trente-six fois son cartable… Lorsque ces maux s'accompagnent de tristesse ou d'indifférence, il faut prendre le temps de s'interroger vraiment. De deux choses l'une : soit votre enfant a de bonnes raisons de se sentir mal (moqueries de ses camarades, mésentente avec l'instituteur, difficultés à suivre) et vous devez alors, par tous les moyens, tenter de résoudre son problème, soit il se fait des idées fausses sur ce qu'il vit (personne n'est timide comme lui, tout le monde connaît les bonnes réponses, etc.). Dans ce cas, il souffre d'une mauvaise estime de lui-même et il est nécessaire d'aller consulter.

Des difficultés familiales peuvent aussi être à l'origine d'un mal-être scolaire. Demandez-vous aussi si vous ne placez pas la barre trop haut… L'obligation de résultat est véritablement stressante, surtout lorsqu'on veut à tout prix faire plaisir à ses parents. Parlez-en avec lui pour l'aider à dédramatiser.

Plus inquiets, les enfants d'aujourd'hui ?
C'est certain. Nous vivons en effet dans une société anxiogène. La menace du chômage, les divorces de plus en plus nombreux, sans parler du racisme ou de la violence qui sévissent jusque dans les cours de récré… De nos jours, tout est difficile, précaire, et rien n'est longtemps acquis. Nos enfants le perçoivent bien. S'y ajoute l'anxiété des parents, qui veulent à tout prix voir leurs rejetons réussir. Sans compter la pression de l'école, de plus en plus normative, qui laisse sur la touche ceux qui sortent du moule… N'y a-t-il pas de quoi se sentir légèrement anxieux ?

Un problème délicat ou sérieux ?

Posté le 28.02.2007 par mediationconseil
Un problème délicat ou sérieux ?
Qui contacter ?


Difficultés relationnelles avec les parents ?

Croix-Rouge écoute enfants-parents : 0800 858 858

Phare enfants-parents : 01 43 07 80 68

Fil santé-jeunes : 0800 235 236

Maison de la médiation : 01 43 26 95 12

Question relative à la drogue ?

Drogue info Service : 0800 231 313

Centre national d'information sur les drogues : 01 34 28 20 86

Quelqu'un de l'entourage enrôlé dans une secte ?

Centre de documentation, d'éducation, d'action contre les manipulations mentales : 01 53 98 73 98

Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu : 01 47 97 96 08

Problème d'anorexie ou de boulimie ?

Groupe d'études français sur l'anorexie et de la boulimie :01 45 43 44 75

Idées de suicide - tentative de suicide ?

S.O.S. suicide : 01 49 84 24 78

Centre de recherche et d'intervention sur le suicide : 01 44 75 54 54

Tutelle des mineurs

Posté le 23.02.2007 par mediationconseil
VOS DROITS ET DÉMARCHES :

Tutelle des mineurs

Principe
Mineurs concernés
Organisation et fonctionnement
Recours en cas de faute de gestion
Pour toute information

Principe

Lorsque l'autorité parentale ne peut plus s'exercer, les enfants mineurs peuvent être placés sous tutelle légale.

Un tuteur est nommé, en remplacement des parents, qui doit prendre soin de la personne du mineur et assurer la gestion et la conservation de son patrimoine éventuel.

Mineurs concernés

Un enfant mineur est placé sous le régime de la tutelle :

si ses deux parents sont décédés,

s'ils sont l'objet tout les deux d'un retrait de l'autorité parentale,

si l'enfant n'a ni père ni mère.

Un mineur peut également être mis en tutelle en cas de circonstances graves :

soit à la demande des parents,

soit à la demande du ministère public (procureur de la République au tribunal de grande instance).

Le juge des tutelles peut également se saisir d'office.

Organisation et fonctionnement

Rôle du juge

La tutelle est mise en place et contrôlée par le juge des tutelles (tribunal d'instance).

Il constitue un conseil de famille de quatre à six membres (parents ou personnes proches du mineur), qu'il préside.

Choix du tuteur

Le tuteur peut avoir été désigné par le dernier parent vivant, par testament ou déclaration devant notaire.

En l'absence de testament, la tutelle est confiée à l'ascendant (généralement un grand-parent) le plus proche.

Si plusieurs ascendants sont candidats, le choix est effectué par le conseil de famille.

En absence d'ascendant, le choix du tuteur est effectué par le conseil de famille (un membre de la famille ou un proche en règle générale).

Si personne ne peut assurer la tutelle, le mineur protégé est confié au service de l'aide sociale à l'enfance.

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Rôle du tuteur [/b]

Il assure l'entretien du mineur et le représente pour la plupart des actes de la vie civile.

Il peut agir seul pour les actes d'administration courante notamment : travaux de réparation ou d'entretien, vente de meubles ordinaires, acceptation de legs ou de dons sans charge, acceptation de succession sous bénéfice d'inventaire.

Le tuteur doit obtenir l'accord du conseil de famille et du subrogé tuteur pour les actes graves mettant en cause le patrimoine du mineur et notamment en cas :

de vente d'immeubles ou fonds de commerce,

de vente de valeurs mobilières ou de meubles précieux,

d'emprunts, de renonciation à une succession,

de partage amiable d'une succession.

Choix et rôle du subrogé tuteur

Le conseil de famille doit nommer un subrogé tuteur, parmi ses membres.

Il est chargé de surveiller la gestion du tuteur, et représenter le mineur si ses intérêts sont en opposition avec ceux du tuteur.

S'il constate des fautes dans la gestion du tuteur, il doit en informer immédiatement le juge des tutelles.

Droits du mineur

Le mineur capable de discernement est entendu par le juge des tutelles avant la réunion du conseil de famille.

Le conseil de famille est réuni :

de plein droit à la demande du mineur de 16 ans révolu,

à la demande de l'enfant de moins de 16 ans, capable de discernement, sauf avis contraire du juge.

De même, le mineur âgé de plus de 16 ans participe au conseil de famille à titre consultatif, s'il a demandé sa convocation.

S'il a moins de 16 ans et s'il est capable de discernement, il peut y participer, si le juge n'estime pas sa présence contraire à son intérêt.

Recours en cas de faute de gestion

Pendant la minorité

Le mineur, le tuteur, le subrogé tuteur, le conseil de famille ou le ministère public peuvent introduire un recours devant le tribunal de grande instance, si des fautes sont constatées dans la gestion de la tutelle.

Ce recours peut conduire à la destitution du tuteur, du subrogé tuteur, ou de membres du conseil de famille, et à des condamnations pénales, selon la gravité des faits.

Les actes passés peuvent être annulés.

Après la majorité

Dans un délai de cinq ans après sa majorité, l'ancien mineur sous tutelle peut engager une action devant le tribunal de grande instance s'il constate des irrégularités.

Ce délai est ramené à deux ans s'il demande l'annulation d'une délibération du conseil de famille, pour irrégularité grave.


Pour toute information

S'adresser :

au service d'accueil et de renseignements d'un tribunal

au service de consultation gratuite des avocats (se renseigner auprès de la mairie, du tribunal d'instance ou de grande instance),

à un avocat.



Pour plus d'information, les services à contacter :

Mairie


Tribunal de grande instance (TGI)
Ministère de la justice


Maison de justice et du droit
Ministère de la justice




Un site santé pour les ados.

Posté le 13.02.2007 par mediationconseil
Les parents ont parfois du mal à faire passer le message auprès
de leurs ados. Surtout quand il s’agit de questions brûlantes
comme le tabac, le sida, la prévention des maladies sexuellement transmissibles.
Pour continuer à les informer sans « prise de tête », branchez-les sur ce nouveau site.
La radio Skyrock, en partenariat avec l’Assurance maladie,
le CFES et le Secrétariat d’Etat à la Santé et aux Handicapés,
vient de lancer www.tasante.com.
De l’acné au sport, en passant par les meilleures façons d’affronter
les coups de barre de l’hiver, on trouve toutes les bonnes infos,
sans oublier la possibilité de discuter ou de poser les questions
dans un anonymat très sécurisant. Et rien n’empêche les parents
d’aller y faire un petit tour de temps en temps, juste pour voir
s’ils n’ont pas eux aussi des choses à apprendre !



Un site santé pour les ados.

http://www.tasante.com

L'argent de poche

Posté le 13.02.2007 par mediationconseil
Lorsqu'on consulte le dico, la définition est claire : l'argent de poche c'est ce qui permet de payer les petites dépenses personnelles. Mais, évidemment, ce cher Petit Robert ne nous dit pas à quel âge commencer à donner de l'argent de poche, ni combien...

"Plus on commence tôt à donner de l'argent de poche à notre enfant, plus il comprend la valeur des choses. Ca lui permet aussi de comprendre que les billets ne sortent pas tout seul du distributeur." L'âge idéal ? Vers 6-7 ans, à l'âge où les opérations en euros et en cents font partie du programme de maths. Parce qu'il est quand même plus drôle d'apprendre à compter avec de vraies pièces et de vrais billets !

Combien ?
Tout dépend, bien évidemment, de l'état de vos finances. Mais il est préférable de donner peu mais régulièrement et sans contrepartie. L'argent de poche ne doit pas être la rémunération de menues tâches ménagères ou de bons résultats scolaires. Dans ce cas là, vous pouvez vous fendre d'une petite pièce supplémentaire (ou d'un petit cadeau, ce qui évitera la confusion !). Quel que soit le montant (même si, en règle générale, il oscille entre 5 et 10 e par mois), l'argent de poche est très gratifiant pour l'enfant parce que cela marque le début d'une certaine autonomie.

Apprendre à faire des choix
Pour ses trois filles de 13, 11 et 9 ans, Nicole a fixé son propre barème : chaque mois, ses filles reçoivent un euro par année d'âge. Libre à elles d'en disposer à leur guise. Donner de l'argent de poche n'est absolument pas un geste gratuit car il apprend aux enfants à faire des choix et à comprendre la notion d'économie dans le temps ("Est-ce que j'utilise mes 8 euros pour acheter deux paquets de cartes Pokemon ou est-ce que j'économise pour m'offrir le DVD de la Star Ac' ?"). Vous vous évitez bien des crises au rayon bonbons, dans les magasins de jouets ou de jeux vidéo... à condition d'avoir défini au préalable les dépenses qui passent désormais sous la responsabilité de l'enfant. Les premières fois, il n'échappera pas aux dépenses "coup de tête" mais il regrettera vite... ce qui est, aussi, formateur.

Petit cochon deviendra grand
Même si Bébé a reçu un livret A à sa naissance (rien ne vous empêche de l'alimenter au moment des étrennes ou de son anniversaire !) la bonne vieille tirelire est quand même préférable. Elle permet à l'enfant de visualiser son épargne et même d'apprendre à utiliser les différentes coupures et pièces de monnaie (demandez lui de vous échanger sa petite monnaie contre un billet de 5 euros par exemple). Soyez également intraitable sur certaines règles : le montant doit rester fixe et ne pas évoluer en fonction des "envies" de votre enfant. De même, évitez de lui faire crédit : la frustration et la patience font aussi partie des règles du jeu !
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